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Toujours une brique dans le ventre?

Une étude menée par ING sur les marchés du logement en Europe jette un éclairage intéressant sur le rapport entre les Belges et l’immobilier.

Le Belge a-t-il toujours une brique dans le ventre? Manifestement oui : 82% de nos compatriotes préfèrent acheter une maison plutôt que la louer. Un pourcentage élevé, certes, mais pas tant que ça: selon l’étude menée par ING dans 12 pays européens ainsi qu’en Australie, au Canada et aux États-Unis, les champions toutes catégories de la brique dans le ventre sont les Turcs et les Roumains, suivis de près par les Belges et les Luxembourgeois.

Un bon investissement

Brique dans le ventre ou pas, le Belge, comme beaucoup d’Européens, continue à penser que l’immobilier reste un bon investissement. Mais 80% des Belges trouvent le prix des maisons trop élevés, un pourcentage nettement plus élevé que la moyenne européenne. Ils sont aussi plus de 60% à penser que le prix des immeubles continuera à croître au cours des 12 prochains mois, et plus de la moitié à être convaincus, malgré l’effondrement intervenu en Espagne, que le prix de l’immobilier ne chutera jamais.

Essoufflement en vue?

Le Belge semble toutefois nuancer son optimisme. Seuls 47% de nos compatriotes pensent que le nombre de transactions immobilières augmentera au cours des prochains mois. 16% d’entre eux sont même convaincus que l’activité sur le marché diminuera l’an prochain. Or, un ralentissement de l’activité va souvent de pair avec une pression à la baisse sur les prix.

Un rêve inaccessible?

Parallèlement, l’étude constate également que l’accession à la propriété devient nettement plus difficile pour les ménages belges moyens: 84% des Belges affirment en effet qu’acheter une habitation est beaucoup plus difficile aujourd’hui qu’il y a dix ans. Une impression confirmée par des calculs menés par ING depuis plusieurs années. Mais les Belges ne renoncent pas pour autant à leurs rêves, qu’ils préfèrent d’ailleurs concrétiser de manière autonome: près de deux tiers d’entre eux n’ont reçu aucune aide de leur famille ou de leurs amis pour acquérir leur logement. Même si, comme le souligne Peter Vanden Houte, chief Economist d’ING, cette tendance s’inverse chez les plus jeunes. “Pour les moins de 45 ans et les achats récents, ils 45% de la population déclarent aujourd’hui avoir reçu une aide. C’est surtout le cas dans l’agglomération bruxelloise.”

Une attitude paradoxale

Si le Belge est toujours aussi attaché à l’idée de devenir propriétaire, les décennies de hausse du marché immobilier l’ont peut-être rendu un peu trop confiant dans l’appréciation constante de la valeur de son logis. Malgré cela, il reste lucide et reconnaît que le marché n’est plus aussi porteur qu’auparavant. Une  position qui tranche avec l’optimisme de notre expert immobilier d’Immoweb. À qui l’avenir donnera-t-il raison?

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