HomeÉpargner malinSoldes et période d’attente: ce qui est permis et ce qui ne l’est pas??

Soldes et période d’attente: ce qui est permis et ce qui ne l’est pas??

Les soldes d’été feront bientôt leur retour. Avec elles, la période d’attente, qui reste source de doutes et de questions. Qu’est-ce qui est permis? Qu’est-ce qui ne l’est pas? Un rappel ne peut pas faire de mal.

Ce n’est un secret pour personne: les soldes d’été ont lieu tout le mois de juillet. À cette occasion, les commerçants peuvent proposer leurs produits à prix réduit, que ce soit dans leur magasin ou sur Internet. En juin, par contre, il leur est interdit d’annoncer des réductions de prix. C’est la période d’attente, qui s’applique uniquement aux vêtements, aux chaussures et à la maroquinerie. Quant aux autres articles, ils peuvent être soldés, même si ce n’est probablement pas la meilleure tactique commerciale (vous découvrirez pourquoi plus bas, dans l’explication du "prix de référence").

Pourquoi faut-il une période d’attente?

Selon le Service Public Fédéral Économie, la période d’attente est cruciale pour les petits commerçants. Elle leur permet de rester compétitifs avec les pratiques commerciales des (plus) grandes chaînes. Elle est également favorable au consommateur, vu qu’une concurrence loyale garantit la diversification de l’offre.

De plus, cette période contribue à l’utilisation de prix de référence corrects. En d’autres termes, elle est une arme contre les fausses soldes. Illustration:

Avant le début des soldes, une réduction de 20% est accordée sur un téléphone à 100 euros. Le téléphone coûte donc 80 euros. Si une nouvelle réduction de 20% est offerte pendant les soldes, elle doit alors l’être sur le prix de 80 euros. Mais si le prix initial de 100 euros est utilisé comme prix de référence, il est alors question de fausses soldes.

Les commerçants ont donc intérêt à ne pas abuser des démarques en juin, histoire de ne pas compromettre leur marge bénéficiaire.

Exceptions à la règle

Néanmoins, toute règle a ses exceptions. Ainsi, il est permis, lors de la période d’attente, d’annoncer une remise de prix sur les vêtements, les chaussures et la maroquinerie dans les cas suivants:

  • Une liquidation, c’est-à-dire quand un stock de produits doit être écoulé au plus vite. Elle peut survenir après une faillite, un déménagement, etc., ne peut pas durer plus de cinq mois et doit obligatoirement indiquer une date de début.
  • Une braderie, pour peu qu’elle dure maximum quatre jours, qu’elle n’ait pas lieu plus d’une fois par période d’attente et qu’elle soit (co)organisée par l’association de commerçants locale.
  • Une vente couplée. Comme l’avantage de prix est lié à l’achat d’une quantité minimum (p.ex. un 2e article à moitié prix), la vente couplée n’est pas considérée comme une annonce d’avantage de prix. Toutefois, les commerçants doivent être prudents dans l’énumération de leur offre et éviter d’utiliser des termes comme "action" ou des symboles tels que "%". L’occasion pour eux de se montrer créatifs!

Un conseil pour le consommateur

Ce n’est pas parce qu’une réduction ne peut pas être annoncée, qu’elle ne peut pas être donnée. Si vous faites preuve d’assertivité et que vous la demandez à la caisse, elle pourra vous être accordée sans conséquences légales. Le choix appartient donc au commerçant concerné. Tout dépendra s’il est disposé ou non à le faire, dans le cadre du prix de référence pour la période de soldes. Mais vous ne le saurez qu’en tentant votre chance!