HomeInvestir sur mesurePerspectives boursières et économiques: pas de fin du monde en 2013

Perspectives boursières et économiques: pas de fin du monde en 2013

Si le Baromètre des Investisseurs d’ING est toujours en repli, Peter Vanden Houte et Thierry Masset, respectivement Chief Economist et Chief Investment Officer d’ING Belgique, restent, eux, prudemment optimistes.

Fin novembre, ING publiait son Baromètre des Investisseurs, un état mensuel de la confiance des investisseurs. Pour 2013, l’investisseur belge restait peu confiant dans l’avenir: à 84 points, le baromètre restait largement sous le niveau “neutre”, fixé à 100 points, mais néanmoins au-dessus du niveau “pessimiste” de 75 points. Une opinion paradoxale, alors que les bourses se sont redressées ces derniers mois et que 33% des Belges ont enregistré un rendement positif sur le portefeuille, le chiffre le plus élevé depuis le mois de mars.

Pour Peter Vanden Houte et Thierry Masset, ce pessimisme n’est plus nécessairement de rigueur. Les deux spécialistes d’ING viennent en effet de rendre publique leur vision sur les perspectives boursières et économiques. Leur opinion est plus contrastée.

Signes de reprise à travers le monde

Pour commencer, les deux économistes soulignent que la reprise pourrait bien être au rendez-vous aux États-Unis malgré les inquiétudes sur la fameuse “falaise fiscale”. Peter Vanden Houte pointe notamment le boom énergétique engendré par les nouvelles techniques d’exploitation des gaz emprisonnés dans le sous-sol américain. Quant aux pays émergents, même s’ils souffrent du ralentissement de la croissance, les deux économistes remarquent des signes de reprise en Chine et au Brésil.

Peter Vanden Houte et Thierry Masset soulignent en outre que de nombreux pays européens ont entamé des réformes structurelles et que la consolidation de la zone euro progresse, même si c’est à petits pas.

Enfin, ils soulignent que l’inflation devrait rester modérée, et que les marchés pétroliers devraient en principe se détendre l’an prochain, grâce aux investissements de production consentis par les pays de l’OPEP et à la hausse de la production aux USA.

Que pense l’investisseur belge?

Si les deux économistes conseillent désormais de retourner vers les actions et les obligations d’État des pays de la périphérie européenne, l’investisseur belge, lui, se montre plus frileux.

D’après le Baromètre de l’Investisseur de novembre 2012, le Belge privilégie pour sa part l’or et l’immobilier: pas moins de 42% considèrent que l’or promettra le meilleur rendement en 2013, et 30% soutiennent l’immobilier. Les actions, elles, n’ont que 16% de partisans. Mais attention, prévient Peter Vanden Houte: peut-être cette affection pour l’or et la brique est-elle due aux rendements enregistrés ces dernières années par ces deux placements. Or, l’investisseur ne doit jamais perdre de vue que les résultats obtenus dans le passé n'offrent aucune garantie pour l'avenir…