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Marché immobilier: quelles tendances pour l’avenir?

Les prix de l’immobilier continuent à alimenter les conversations. Le marché est-il en train de fléchir? Tentative de clarification.
 

Deux études sur le climat du marché immobilier ont été publiées ces dernières semaines. La plus ancienne date du mois de mai et émane du consultant Deloitte, qui s’est penché sur le marché européen. La plus récente vient d’être publiée par la banque ING et concerne plus spécifiquement le marché belge.

Ralentissement, tout au plus

Les résultats des deux études semblent confirmer une tendance au ralentissement du marché. ING indique ainsi que le nombre de transactions a baissé de 3,9% au cours de l’année 2012. Mais les deux entreprises s’accordent à confirmer que les prix n’ont pas suivi le même chemin et poursuivent en moyenne une croissance modérée: Deloitte indique une moyenne de 3,1%, tous types d’habitations confondus. ING, pour sa part, note une croissance de 3,6% pour le prix des appartements et de 2,7% pour celui des maisons, tout en signalant que le prix des villas a baissé de 0,2%. Un marché des villas en légère déprime et dont la situation, d’après la banque, ne s’améliorera pas significativement en 2013.

Hausse supérieure à l’inflation

Globalement, sauf pour les villas donc, la hausse des prix reste supérieure à l’inflation dans notre pays. Autrement dit, le prix des logements croît plus vite que le coût de la vie. Une bonne nouvelle pour les propriétaires, mais pas pour les nouveaux acquéreurs, qui devront toujours débourser plus qu’avant. Cependant, tant l’étude d’ING que celle de Deloitte soulignent qu’en moyenne, la Belgique reste abordable: exprimée en nombres d’années de salaire brut, la valeur d’un logement moyen reste dans la bonne partie du classement: un peu moins de 4 années. Seules exceptions notoires: les maisons bruxelloises, dont le prix représente aujourd’hui près de 14 années de salaire.

La fin de l’âge d’or

Dans son rapport, la banque ING n’hésite pas à évoquer "la fin d’un âge d’or immobilier", avec une croissance attendue des prix assez faible en 2013 (de 1,5 à 3%), même si elle resterait supérieure à l’inflation (1,4%). La banque se montre néanmoins pessimiste pour les années suivantes. En cause: l’augmentation de l’endettement des ménages, la hausse des taux d’intérêt et les incertitudes liées à la régionalisation de la déductibilité des emprunts hypothécaires. ING s’attend donc, au cours des prochaines années, à une légère correction des prix.

Qu’en pensent nos lecteurs?

Les lecteurs de ce blog semblent confirmer la prudence des récentes études: ils sont en effet seulement 25% à penser que les prix vont augmenter, alors que 45% d’entre eux s’attendent à ce que les prix restent stables et 30% à ce qu’ils baissent. Un pessimisme légèrement plus marqué chez nos lecteurs néerlandophones, qui sont 78% à opter pour un maintien ou une baisse des prix, alors que seuls 68% des francophones sont du même avis.