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Les adages boursiers les plus connus

Les mouvements boursiers sont parfois aussi imprévisibles que la météo: rien d’étonnant, dès lors, que la bourse ait aussi ses dictons et adages. Voici une sélection des plus connus.

Nous avons mentionné pour chaque proverbe une appréciation sur sa validité. Rappelez-vous cependant que même les plus fiables d’entre eux ne sont que des adages, et non des vérités absolues!

“Never catch a falling knife”

N’essayez pas d’attraper un couteau qui tombe. Cette expression imagée est un des rares avis qui se vérifie presque toujours: il vaut mieux ne pas acheter une valeur qui est en train de baisser, car personne ne peut prédire combien de temps elle baissera. Ce qui pointe vers un autre adage: il n’y a pas de soldes en bourse.

“Sell in may, and go away”

En mai, vends et va-t-en. Souvent complété par "And come back in September". Ce dicton s’appuie sur une statistique: les marchés connaissent un “déclin saisonnier” de mai à octobre. Depuis 1950, le Dow Jones, indice phare de la bourse de New-York, a en effet enregistré en moyenne un rendement de 0,3% entre mai et octobre, contre 7,5% en moyenne de novembre à avril. Cela dit, comme beaucoup d’adages, il vaut mieux le prendre avec des pincettes. D’autant que l’histoire récente tend à le contredire: un investisseur ayant misé sur le CAC 40 de mai 2013 à fin octobre 2013 aurait gagné 14,3%, alors que sa performance n’aurait pas dépassé 5,4% de novembre 2013 à fin avril 2014.

Acheter la rumeur et vendre la nouvelle

Les rumeurs sur un titre entraîneraient une hausse de son cours, et cette hausse s’arrêterait une fois la rumeur confirmée. Un avis à prendre avec un énorme grain de sel: suivre les rumeurs n’est certainement pas la meilleure manière de faire fortune en bourse.

Mieux vaut se couper la main tout de suite que le bras plus tard

Aussi cruel qu’il puisse sembler, cet adage est probablement un des plus avisés: il recommande aux investisseurs de fixer un point de “stop loss” pour chaque investissement. Concrètement, cela veut dire décider d’une baisse maximale qu’on est prêt à subir sur un titre, et vendre sans état d’âme si cette baisse se matérialise. Cette façon de fonctionner permet d’éviter de s’accrocher à un titre qui baisse dans l’espoir qu’il remonte.

Les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel

Une action ne peut pas voir son cours indéfiniment orienté vers le haut. Le conseil peut être avisé s’il vise les comportements à court terme: les périodes de hausse d’une action ou d’un marché se clôturent souvent par une baisse, lorsque les acteurs commencent à prendre leurs bénéfices. Prendre un train haussier en marche comporte donc des risques. À long terme, en revanche, ce dicton est nettement moins fiable: sauf accident, la plupart des actions ont en effet tendance à prendre de la valeur au fil des années.

C’est dans les ciels bleus qu’éclatent les orages

Selon la sagesse boursière, la plupart des crises et des krachs sont survenus au moment où personne ne s’y attendait. La crise des subprimes de 2008 est en effet intervenue après plusieurs années de hausse continue des marchés. De là à en faire une règle absolue…

Acheter au son du canon et vendre au son du clairon

Attribué à Nathan Rothschild, célèbre investisseur londonien du début du 19e siècle, cet adage visait au départ les vraies guerres, dont le début constituait un bon moment pour acheter des titres dont le cours était déprimé, avant de les revendre au moment où la paix ramenait l’euphorie sur les marchés. Depuis, sa signification a évolué pour rappeler que les marchés boursiers réagissent toujours de manière excessive aux bonnes comme aux mauvaises nouvelles, ce qui permet aux observateurs avisés d’en tirer un gain potentiel.

Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier

Si ce dicton n’est pas nécessairement d’origine boursière, il est cependant d’une grande sagesse: les risques sont en effet nettement moins grands lorsqu’un investisseur pense à diversifier suffisamment ses placements. Pour les petits investisseurs, les fonds de placement représentent donc souvent la meilleure solution, car ils permettent une plus grande diversification.