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Le compte épargne plus que jamais favori

L’année 2012 a été excellente pour le compte épargne en Belgique. Mais d’après les études menées par ING et nos propres sondages, 2013 devrait sans doute connaître un nouveau record. 

Début février, le magazine Trends annonçait que les dépôts sur  les comptes épargne belges s’élevaient à 235,79 milliards à la fin de l’année 2012: une augmentation de 17 milliards par rapport à la fin de l’année 2011, soit près d’un milliard et demi d’euros par mois. L’année 2013 s’annonce elle aussi sous les meilleurs auspices pour les comptes épargne: d’après une étude d’ING, "épargner plus" fait en effet partie des bonnes résolutions des Belges.

Moins de cadeaux, plus d’épargne?

Le Belge serait-il donc enclin à remplir son bas de laine en cette période de crise? C’est ce qui ressort en tout cas des sondages que nous avons menés sur ce blog. Ainsi, le budget "cadeaux de fin d’année" de la majorité de nos lecteurs (87% des néerlandophones et 91% des francophones) était équivalent ou moins important qu’en 2011. Les économies réalisées ont, semble-t-il, profité aux comptes épargne. Ainsi, 69% de nos lecteurs néerlandophones et 73% des francophones affirment qu’il restait sur leur compte épargne, fin 2012, autant d’argent, voire plus qu’avant les fêtes. Une tendance qui devrait se confirmer en 2013. En effet, les trois quarts des participants à notre sondage (73% des néerlandophones et 78% des francophones) affirment qu’ils comptent épargner plus en 2013 qu’en 2012.

Plus qu’une poire pour la soif?

Mais à quoi servirait donc cette épargne? Nos sondages révèlent que nos lecteurs la considèrent avant tout comme une "poire pour la soif" (67% des néerlandophones et 79% des francophones). Une tendance qui inquiète d’ailleurs certains économistes. Il semblerait que le Belge, tout comme les Européens, préfère aujourd’hui l’épargne à la consommation.Il s’agit là d’un facteur défavorable à la reprise éventuelle de l’économie. Mais comme toujours, il est possible de voir le verre à moitié plein ou à moitié vide. Selon la théorie économique,  l’épargne est en réalité une consommation différée. Autrement dit, ce que nous épargnons aujourd’hui, nous le dépenserons un jour. Un autre sondage mené auprès de nos lecteurs semble d’ailleurs le confirmer: plus de la moitié (65% des néerlandophones et 54% des francophones) déclare financer les travaux de rénovation de leur habitation à l’aide de leur compte épargne. Même en temps de crise, le Belge continue donc à choyer la brique qu’il a dans le ventre!