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Isolation de toiture: fini les pertes de chaleur

De nos jours, alors que les coûts de l’énergie ne cessent d’augmenter et que l’environnement est au centre des préoccupations, vous êtes de plus en plus nombreux à envisager de rénover votre toit. Mais comment vous y prendre? Quels matériaux utiliser? Quel en sera le coût?

Aujourd’hui, il n’y a pas un forum pour bricoleurs ou un magazine de construction qui ne parle pas de l’isolation de toiture. Le sujet est à la mode, c’est incontestable. Et ce n’est pas vraiment étonnant. "Le toit constitue l’une des principales sources de perte de chaleur", explique Guillaume Amand, du Centre Urbain (Bruxelles). "Isoler ce toit permet donc d’améliorer immédiatement les performances énergétiques de votre habitation. Vous pouvez en fait comparer cette démarche au fait de recouvrir une assiette de spaghettis d’un film plastique. Cette assiette conservera bien mieux sa chaleur qu’une autre non couverte, qui se refroidira simplement."

Valeur R et valeur U

Au moment de choisir le matériau pour isoler votre toit, vous devez tenir compte de la valeur d’isolation. "Pour l’illustrer, on fait souvent appel aux valeurs R et U", précise Guillaume Amand. "La première est exprimée en m²k/W. Plus elle est élevée, meilleure est l’isolation. Tout dépend bien sûr aussi de l’épaisseur du matériau. Ainsi, pour une épaisseur d’au moins 16 cm pour un matériau d’isolation classique (comme la laine de verre), nous conseillons d’atteindre une valeur R d’au moins 4. La valeur U, quant à elle, repose sur le principe inverse. Plus elle est faible, mieux c’est."

Le choix du matériau

Question cruciale: quel matériau choisir? "Auparavant, la laine de verre était très souvent utilisée. Mais d’un point de vue écologique, il est maintenant préférable d’opter pour des matériaux naturels, tels que la fibre de bois, voire le chanvre et le lin. Tout dépend aussi du type de toiture. Ainsi, il sera plus difficile d’utiliser ces matériaux pour des toits plats, car ceux-ci sont plus rigides lorsqu’il est prévu qu’on marche dessus. Pour ce type de toit, il est aussi recommandé d’utiliser un matériau étanche à l’eau. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le polyuréthane est si souvent choisi, même s’il n’est pas du tout écologique. Vous pourriez également envisager d’utiliser de la fibre de bois."

Si vous êtes intéressé, le Centre Urbain a aménagé un espace de démonstration où vous pouvez regarder les matériaux de plus près et les comparer entre eux.

Au-delà de l’aspect écologique, il existe une autre raison d’opter pour les matériaux naturels. "En été, ces matériaux libèrent aussi plus facilement la chaleur", explique Guillaume Amand. "Ainsi, une chambre à coucher située sous le toit se refroidira beaucoup plus vite. Ce qui est quand même plus agréable quand il fait chaud."

À la portée des bricoleurs

Si vous avez vraiment deux mains gauches, vous avez tout intérêt à confier ces travaux à un professionnel. Que vous devrez payer, évidemment. En revanche, si vous êtes un peu bricoleur, vous pourrez vous en occuper vous-même. "En effet, si vous vous y connaissez en bricolage et que vous avez un peu d’expérience, ces travaux devraient être dans vos cordes", estime Guillaume Amand. "Par contre, il faudra évidemment que vous soyez attentif à certains éléments. Vous devrez par exemple veiller à ne pas placer les panneaux d’isolation à l’envers, comme cela arrive parfois. Sans quoi vous aurez des problèmes après un certain temps."

Les primes, toujours bienvenues

Dernier point abordé: le budget. "C’est en réalité très difficile d’associer un prix à ces travaux", explique Guillaume Amand. "Quelles sont les dimensions de votre toit? Quelle est l’étendue des travaux? Quel matériau allez-vous utiliser? Sur quelle base pourrez-vous démarrer les travaux? Une sous-toiture convenable est-elle déjà présente ou non? Le prix final dépendra en fait de la réponse à toutes ces questions. Quoi qu’il en soit, ce type de travaux n’est pas vraiment bon marché, mais les primes (en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre) et avantages fiscaux existants vous permettront de récupérer l’investissement consenti dans un délai d’environ cinq à huit ans. Sans ces aides, vous devriez compter facilement sur un délai de dix ans. Autant dire que cela vaut la peine de procéder à ces travaux."