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Bien négocier la vente de votre habitation

C’est décidé, vous vendez votre habitation? Nul doute que vous voudrez que la transaction se passe le mieux possible. Et ce, surtout si vous avez une autre habitation en vue. L’une des étapes importantes de cette vente consiste à en fixer le prix. Ce qui en général, conduit les deux parties à négocier entre elles. Il n’est pas rare que les acheteurs potentiels soient conseillés. Mais de quoi devez-vous tenir compte en tant que vendeur?

1. Soyez raisonnable concernant le prix demandé

Tout acheteur potentiel, quel qu’il soit, négociera le prix de vente. Nous vous conseillons donc, dans l’optique de ces négociations, de fixer un prix supérieur à la valeur réelle de votre habitation ou au montant que vous voulez obtenir. N’exagérez cependant pas: un prix trop élevé pourrait effrayer des acheteurs potentiels. Ou leur donner l’impression que vous n’êtes pas réaliste, ce qui vous ne rendra pas plus fiable à leurs yeux.

2. Fixez vos limites au préalable

Avant d’entamer les négociations, vous avez tout intérêt à connaître vos limites. Quel est le prix de vente minimum de votre habitation? Sur quels points êtes-vous disposé à lâcher du lest? Cet exercice facilitera les négociations et renforcera votre position à l’égard de l’acheteur. Parce que s’il sent que vous doutez, il n’hésitera pas à en tirer profit.

3. Soyez conscient des forces et faiblesses de votre habitation

Vous devez bien connaître les avantages et les inconvénients de votre habitation.

  • Quels éléments la rendent-ils attrayante? Son grand jardin? Sa bonne situation? Le fait qu’elle puisse être aménagée suivant les goûts et désirs de chacun?
  • D’un autre côté, quels sont ceux qui pourraient faire en sorte qu’un acheteur doute ou vous propose beaucoup moins que ce que vous en voulez? Le fait qu’il y ait trop de petits travaux à réaliser ou que de lourds travaux s’imposent? L’infrastructure qui ne date pas d’hier?

Lors des négociations, mettez le doigt sur les points forts de votre habitation. Et si le candidat acheteur formule des remarques, suggérez-lui des solutions (alternatives). C’est d’autant plus important si un bien similaire est à vendre dans le quartier. En effet, pourquoi l’acheteur choisirait-il le vôtre et non celui de vos voisins trois pâtés de maison plus loin?

4. Faites comme si chaque prix était le dernier

Ne donnez jamais trop d’indices à l’acheteur selon lesquels il peut faire une contre-proposition. Évitez de lui dire que le prix affiché est votre premier prix, sinon il se sentira invité à formuler une offre inférieure. Et si de votre côté, vous faites une contre-offre correcte, les chances sont grandes que l’acheteur la prenne au sérieux. De quoi accélérer la transaction.

5. Sachez qu’il n’y a pas que le prix qui se négocie

Le prix de vente ne doit pas forcément être le seul élément à prendre en compte lors des négociations. La date de remise des clés, par exemple, peut aussi peser dans la balance. L’acheteur est pressé d’emménager? Voilà un argument à utiliser en négociant le prix! Vous pouvez encore prendre d’autres éléments en considération: des électroménagers non encastrés dans la cuisine, les rénovations dont vous proposez de vous charger, etc.

6. Veillez à ce que le respect mutuel soit de mise

Vous avez besoin de l’acheteur et l’acheteur a besoin de vous. Mieux vaut donc que le respect s’installe entre vous. Si vous vous montrez courtois, ouvert et disponible, l’acheteur sera tenté de vous accorder le bénéfice du doute durant les négociations. Ne faites pas de la plus-value votre principal objectif, négociez afin d’atteindre le meilleur compromis possible pour les deux parties. Ce faisant, essayez de découvrir en quoi votre habitation intéresse l’acheteur et tirez-en parti. Bien écouter, et ne pas faire que parler, peut jouer en votre faveur!

7. Ne mettez pas l’acheteur sous pression (ou en tout cas pas trop)

Vous pouvez bien sûr mettre un peu de pression sur un candidat acheteur, par exemple s’il y a d’autres intéressés. Prenez toutefois garde et ne forcez aucune décision. Il pourrait ne pas apprécier une telle pression et dès lors de se rétracter. Et vous devriez tout recommencer.

Vous ne vous voyez pas négocier directement avec un acheteur?

Prenez alors contact avec un agent immobilier ou un notaire. Il a un avis objectif, dispose d’une vaste expérience, connaît le marché et a le sens des réalités. Si vous n’avez pas l’âme d’un négociateur, le bénéfice que vous tirerez à recourir à ses services sera probablement supérieur à ce qu’ils vous coûteront.